Untitled
TOP 2009

floatingcall:

15 - Adventureland
Le film n’est même pas sorti en salle chez nous alors qu’il s’agit là d’un des teen movies les plus justes et sensibles qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années. Je le recommande chaudement.

14 - Espion(s)
Premier film d’un ex-critique des Cahiers du Cinéma, Espion(s) n’était pas, sur le papier, un film que j’attendais particulièrement, pour tout un tas de raisons. Bien m’en a pris de forcer le destin, car j’ai découvert une œuvre de genre particulièrement soignée (c’est tellement rare en France), doublé d’un récit d’espionnage haletant et référentiel dont le duo d’acteurs principaux participe à l’élégance.

13 - District 9
Sorti de nulle part, cette production de Peter Jackson est un peu la comète de SF qui a tout ravagé sur son passage. Bénéficiant d’un concept en or et d’effets spéciaux pour la plupart réellement bluffants, le film s’impose comme une réussite artistique indéniable. Pour ma part, si la 1ère heure m’a légèrement décontenancé, je trouve toute la seconde partie absolument époustouflante.

12 - The Chaser
Du cinéma coréen dans tout ce qu’il a de plus brillant et de plus sombre. Un vrai polar tragique dont les ramifications dramatiques questionnent constamment la nature humaine, ses pulsions, ses contradictions, ses faiblesses.

11 - Watchmen
Découvrir la BD sur le tard ne m’a pas empêché d’espérer une adaptation de qualité, j’entends par là respectueuse de l’univers et capable d’éviter le piège d’une simple transposition littérale. Pari gagné pour Zack Snyder avec ce film fulgurant et moderne, à la fois empli de déférence envers le matériau originel et garant d’une fulgurante griffe personnelle que, pour ma part, j’adore.

10 - The Wrestler
Il fallait bien Darren Aronofsky derrière la caméra pour me faire aimer un film sur le catch… En fait non, que dis-je, The Wrestler n’est pas un film sur le catch ou en tout cas, c’est bien plus que ça. C’est avant tout une œuvre sur les regrets d’une époque, la fin d’un rêve, une sorte de versant social au Rocky Balboa sorti deux ans plus tôt. Porté par un Mickey Rourke qui semble revenu de l’enfer juste pour ce rôle, le film avance toujours la tête haute, ne sombre jamais un instant dans le pathos, et se conclue de la plus sublime des manières.

09 - 500 jours ensemble
Ceci n’est pas une comédie romantique. Et c’est un peu ce qui fait sa force. Loin de sombrer sur les écueils qui parsèment habituellement ce type de films, 500 fait vite volte-face et nous cueille là où ça fait mal. D’une grande acuité dans sa description des rapports amoureux, le film oscille avec beaucoup de grâce entre légèreté et drame, et nous fait constamment sentir proche de ses personnages. Très fort.

08 - Ponyo
Hayao Miyazaki retourne à la fibre enfantine de Totoro et livre un nouveau chef-d’oeuvre de simplicité de sensibilité. Je veux dire par là, c’est à la fois tellement simple et si beau que tout paraît couler de source quand on le regarde… Et pourtant quelle magie. Tout simplement 1h30 de bonheur.

07 - Avatar
Film d’aventure total, exploit technique exceptionnel, Avatar est un nouveau défi remporté par James Cameron qui réussi 10 ans après Titanic à faire venir tout le monde dans les salles, dépassant ainsi les clivages générationnels pour toucher à l’universel. Seul bémol, j’aurais aimé que ce soit plus long, et encore plus foisonnant, tant les 2h40 passe à toute allure. J’adore cette façon qu’à Cameron de considérer la performance technique non plus comme une finalité, mais davantage comme un outil servant une histoire et des personnages. Un film-somme, qui conclue à merveille une décennie de velléités numériques pour faire définitivement rentrer le cinéma dans le futur.

06 - Antichrist
Le film qui te met bien K.O sur ton fauteuil. Je le voyais pas venir celui-ci (encore que…) mais alors quelle claque. Film en forme de cauchemar ultime, Antichrist va très loin dans l’auscultation des troubles mentaux, en évoquant tour à tour les univers de Lynch et de Bergman, dans tout ce qu’ils ont de plus étrange. Mais il peut aussi se prendre littéralement comme un film d’horreur pure, certainement l’un des plus étouffants, l’un des plus soignés que j’ai vu cette année. Un vrai choc.

05 - Inglourious Basterds
Le grand retour de Tarantino, qui signe là un de ses meilleurs films, après la légère déception de Death Proof… Un film de guerre fulgurant, en forme d’hommage au cinéma, qui ne s’arrête jamais d’être inventif, drôle, enlevé, maîtrisé et porté par des joutes verbales parmi les meilleures jamais écrites par QT. J’ai déjà hâte de le revoir.

04 - Prédictions
Bien sûr je l’attendais avec impatience, comme n’importe quel nouveau film d’Alex Proyas, mais je ne pouvais pas prévoir combien ce film me marquerait. Je veux dire par là qu’il réunit tout ce que j’aime parmi les thématiques liées à la SF : catastrophes naturelles, paranormal, occultisme, et surtout un autre élément, que je ne révèlerais pas ici pour ne pas gâcher la surprise. Proyas réussit un improbable mélange de tout cela sans jamais donner l’impression de trop-plein et livre un film ultra-efficace, une incroyable expérience jouissive, en termes de sensations fortes et d’images marquantes. Un film qui me parle à 200 %.

03 - Tokyo Sonata
Partant d’un postulat social assez banal, Kurosawa compose avec brio un grand film sur la famille et sur la société japonaise. Alors que ces derniers films de fantômes m’ont globalement tous ennuyé (pour moi, il n’a jamais fait mieux que Cure et Kairo) par leur systématisme et leur manque d’originalité, je ne m’attendais pas à être aussi ému par ce coup d’essai dans le drame familial. Le traitement de la quotidienneté est appréhendé ici avec une telle économie de mots, de moyens, de gestes que la plus commune des séquences est toujours filmée avec une sensibilité captivante et un vrai regard de cinéaste. Le film est ainsi illuminé par nombre de moments poignants, dont un final absolument sublime qui finit de m’achever.

02 - Still Walking
Film absolument magnifique, mélancolique, apaisant, solaire, d’une simplicité et d’une justesse bouleversante. Le film pourrait durer 10h que je ne m’en lasserais pas… Déjà auteur du bouleversant Nobody Knows, Kore-eda remet ça et livre un vrai chef-d’œuvre comme seuls les japonais savent en faire.

01 - Gran Torino
Certains disent que ça pourrait être un nouvel épisode officieux de Dirty Harry… Ce n’est pas complètement idiot mais le film est tellement plus que ça. D’une pureté classique extraordinaire, Gran Torino fait s’entremêler la vie et la carrière d’Eastwood le long d’une histoire de rédemption à laquelle se rattache des thèmes chers à son auteur, comme la mort, l’héritage, la filiation, etc. Un classicisme au service d’un scénario magnifique, dont la multitude de petits détails en font aussi toute l’humanité. Pour moi clairement son plus grand film depuis Impitoyable.

Hop dude!

Here is mine:

10. Les Beaux Gosses

9. (500) jours ensemble

8. Antichrist

7. Slumdog Milionnaire

6. Bruno

5. Gran Torino

4. Un Prophète

3. Avatar

2. Inglorious Basterds

1. The Wrestler